mardi 11 juin 2019

6 ème Montée Historique du Beaujolais - Teaser

6ème Montée Historique du Beaujolais, dimanche 9 juin 2019, 7h00: Franck voit venir une vraie bonne journée !


Un lundi de Pentecôte pluvieux, c'est fait pour trier et organiser des photos (j'en ai amassé pas loin de 1000!) C'est fait aussi pour se reposer après un week-end passé au guidon de Ginette, le side-car familial reconverti en bête de course. 
Réfléchir à une bonne accroche, mettre les idées en place. C'est qu'il y en a des choses à raconter ! Des anecdotes croustillantes, mécaniques, mêlées de bons mots et de rencontres, d'échanges constructifs et de coups de gaz.
Je suis en train de te préparer un compte-rendu de l'intérieur, avec illustrations et tout.
A très, mais alors, très vite !
 

samedi 1 juin 2019

Route me voilà !!

Ginette : Yamaha 900XJ 31A attelée à un panier Goliath "rallye" modifié - 1984


Nous y voilà ! 
Je dirais même plus : nous y voilà !
Penser aux Dupondt me fait marrer : depuis que je travaille à faire fonctionner Ginette, le side-car familial, je suis passé par toutes les étapes, toutes les couleurs et perdu pas mal de cheveux.
Comme les Dupondt, beaucoup de ces embrouillaminis viennent par deux.
Quand tu crois en avoir résolu un, un autre survient et prend le relais.
C'est comme ça. 
C'est comme ça surtout avec les vieilles bécanes. Certains diraient les vieilles m... , mais je ne l'entends pas de cette oreille. Et pourtant ! Pas plus tard qu'il y a trois jours j'étais au bout du rouleau, prêt à vendre mon cher attelage à vil prix sur un site populaire de petites annonces.
Que s'est-il passé? Il est vrai que je t'avais laissé sur un espoir renouvelé, avec la quasi-certitude de croiser Ginette sur la route il y a déjà trois semaines.

Flash-back.
C'est vrai, ce jour là les "affaires avaient repris". 
Le moteur tournait enfin sur quatre cylindres, les problèmes de carburation semblaient dernière nous. La poisse aussi.
Enfin, c'est ce que je croyais. Plusieurs jours plus tard, alors que le boulot me laissait quelques heures, j'ai voulu reprendre le remontage des périphériques et autres carénages. Puis tout content, je tentais de démarrer pour aller faire un tour. Ce fut plutôt un retour ! Un retour à la case départ. 
Ratatouillis, cafouillages et bruits suspects, accompagnés de fuites d'essence à l'entrée du circuit. Le circuit d'arrivée d'essence évidemment, pas la boucle asphaltée à laquelle tu penses. Pas encore.
En cherchant bien je suis parvenu à trouver un fond de patience pour activer ma réflexion. 
C'est une nouvelle fois en partageant mes doutes et mes recherches avec le binôme de spécialistes locaux de l'humour vache Christophe et Jean-Yves que je confirme mes impressions : moi qui croyait que Ginette avait vaincu la dépression, voilà qu'elle fait une rechute !
La dépression en question est un système -dont je t'ai déjà parlé- qui permet au robinet d'alimentation d'essence du réservoir une fonction automatique. Plus besoin d'ouvrir ou de fermer l'alimentation : c'est une petite dépression d'air envoyé via une durite depuis les pipes d'admission qui mobilise une membrane en caoutchouc très fine, située dans le dit robinet. Elle se déforme et laisse passer le carburant. Lorsque le moteur s'arrête, celui-ci "n'aspire" plus (ne crée plus la dépression) permettant à la membrane de reprendre sa forme, empêchant le passage du carburant. Hop ! Le tour est joué !.
Oui seulement voilà, si on peut remplacer les joints et la membrane par des neufs, (ce que j'ai fait, tu t'en doutes) le corps du robinet lui,  a toujours plus de trente ans... Lorsque je l'ai démonté, ses parties plastiques me sont littéralement restées dans les doigts.

Le kit de joints de robinet...

Pinaise !
Il ne me restait plus qu'à trouver rapidement une solution, les jours étant comptés pour présenter Ginette à la Montée Historique du Beaujolais.
Chance ! 
Il en faut toujours un peu... J'ai trouvé à deux pas de chez moi quelqu'un qui se débarrassait non seulement d'un robinet d'origine, mais également du réservoir qui va avec.
Chouette ! 
J'ai donc une nouvelle fois tout démonté pour tenter de réparer, avec les nouvelles vieilles pièces. 
Penses-tu que l'aventure se termine comme ça tranquillement ? Tu parles ! 
Quand je bricole je pense souvent tout haut. Je n'aurais pas dû. C'est un peu comme dans les films où le méchant tient en joue le héro et prend un quart d'heure pour expliquer son plan. J'aurais mieux fait de la boucler. Je ne suis pas méchant (quoi que...) mais cette fichue mécanique m'a vu venir. Une fois tout le bouzin une énième fois remonté, je te le donne en mille : rien ! Ou plutôt si: de l'essence plein les chaussures et le moral en berne. Bougies noyées, allumage anémique voir pas du tout. Bouh ! Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour mériter ça? 

Les bougies d'allumage sur un plateau...

J'en étais là, presque décidé à inscrire Ginette sur Le Bon Coin, quand je me suis dit que je n'avais pas fait tout ça pour rien. 
Retour chez les copains carrossiers/mécanos, prêt à encaisser quelques vannes supplémentaires. Voyant mon état, ils ont dû avoir pitié ;-) et m'ont accompagné dans mon désarroi avec des propositions lucides, comme toujours. Pour une fois celle qui consiste à mettre le feu à l'engin n'en faisait pas partie.
Et bien voilà. Après tout ce cinéma (premier démontage début février tout de même !) ces litres de jus de cervelle, d'huile de coude, de pièces d'occase, tu vois j'avais oublié un truc simple et bête. Mais bête ! A manger du foin. 
Les bougies. A l'instar de la blague qui explique que "pas de bras, pas de chocolat" (sic!), une chose est sûre : pas de bougies, pas d'allumage ! Et c'est bien le seul et dernier point que je n'avais pas traité dans tout ce cirque. Tous mes essais, toutes mes tentatives de démarrages et de réglages étaient vouées à l'échec : je travaillais avec des éléments usagés. J'ai avancé avec des œillères, axé sur les autres problèmes.
Un saut chez AJP Motocycles à Villeurbanne m'a permis d'en acquérir quatre neuves, une par cylindre (c'est mieux non?) 
Une fois confortablement installées, elles se sont mises à produire des étincelles de qualité, juste ce qu'il fallait pour redonner vie à Ginette et lui permettre d'arpenter de nouveau les routes de la région.
C'est d'ailleurs ce que nous avons pu faire en famille en ce jeudi de l'Ascension, en parcourant près de 140km entre plaine de l'Ain et Bas Bugey.
Génial ! 

Accroche-toi, ne lâche rien. 
C'est pénible et frustrant parfois,
Ne te laisse pas faire, c'est pour ton bien,
Une machine ne fait pas la loi,
Sans blagues, et bien ?
A la fin, ça envoie du bois !



Le nouveau vieux réservoir et son nouveau vieux robinet




Qui, pendant ce temps là pour tenir la chandelle?






Satanée moto !




mardi 21 mai 2019

lundi 13 mai 2019

2 TG Team

"L'Orange Bleue", la Honda CB 125 du 2TG Team


25 Power à Paray-sous-Briailles / Varennes-sur-Allier (03) le 12 mai.
Les copains du 2TG Team prennent de la vitesse pour leur premier rendez-vous de la saison : 2ème en catégorie 15cv et 5ème au général... jusqu'à ce qu'une chute vienne mettre un terme à ce bel élan. Dommage, mais prometteur. Gaz !

Ps> je sais que Thomas s'entraine à bien cadrer ses photos. Elle est impec' celle-là !  ;-)

jeudi 9 mai 2019

Eurêka ! ;-) :-)

Ginette, sous perfusion

Je te l'avais bien dit, que tu serais le premier (ou la première!) prévenu(e) si Ginette daignait se réveiller.
Et voilà.
Elle a craqué. Ne t'affole pas, ce terme désigne un moteur qui démarre correctement. 
Et c'est pas dommage !
Que d'heures passées à tenter de réanimer cette vénérable mécanique ! 
Comme souvent la solution était sous mon nez, plus facile et évidente qu'elle ne voulait bien paraitre.
Je t'avais donc laissé partager mon désarroi, après une séance compliquée, mêlant auscultations minutieuses d'une rampe de carburateurs et remue méninges (les Grand- Bretons disent "brainstorming") pour parvenir à comprendre le fonctionnement, ou plutôt l'absence de fonctionnement du cœur de Ginette, le side-car familial.
C'est avec calme et détermination que j'ai remis le travail sur le métier en cette fin de journée de lundi. Quelques rayons de soleil, une température clémente et le soutient indéfectible de Christophe et Jean-Yves, spectateurs de premier plan.
Cette fois je pars de ma "vieille rampe" de carbus. Mise de côté par dépit, elle reprend du service car après tout c'est avec elle que le moteur a démarré la dernière fois.
Après l'avoir consciencieusement désossée, je m’aperçois qu'elle présente encore plutôt bien. Je la nettoie à fond (encore!) pour la remonter avec encore plus d'attention, afin d'être sûr que ce soit la dernière.
Je dépose celle qui se trouve sur la moto et la remplace par la rampe que je viens de traiter.
Tu commences à saisir : je ferme un œil, je tire la langue, je m'arrache la peau des doigts sur les colliers des manchons d'admission centraux (de toutes façons ça n'avait pas cicatrisé) Contrôle des serrages des pipes d'admission: ok.
Je repose le réservoir et connecte le booster/démarreur.
Contact... Un pression sur le bouton du démarreur... Le moteur démarre !
Il démarre pour caler aussitôt.
Je recommence et cette fois il s'élance, prend des tours mais je ne parviens pas à le stabiliser. Il cale de nouveau.
Christophe suggère à nouveau de brancher une nourrice avec de l'essence neuve (propre et récente) à la place de mon vieux réservoir d'origine dans lequel se trouve un carburant datant de plusieurs mois.
Il "suggère à nouveau" car il me l'avait déjà dit et je ne l'avais pas écouté, persuadé que ça ne pouvait pas venir de là.
Aussitôt dit, aussitôt fait : la nourrice est connectée avec de l'essence neuve. Cela neutralise au passage l'ouverture par dépression du réservoir. Ce n'est certainement pas un détail !
Le moteur démarre, prend ses tours et se stabilise à un régime trop élevé mais encourageant. Cette fois je me brûle en tentant de régler le ralenti.
Le cercle des spectateurs s'est agrandi. Outre mes deux acolytes, nous ont rejoint attiré par le bruit Patrick, Daniel et Roland, les retraités férus de bécane du quartier.  
Ils m'entourent, une main dans la poche et pointant du doigt de l'autre les différents points ou actions à mener. L'air docte et les sourcils circonflexes, ce n'est plus un public averti : c'est le balcon du Muppet Show !
Et chacun d'y aller de son conseil et de son commentaire. 
Mon cerveau bouillonne. Je tiens le bon bout, mais par quel côté le prendre?
C'est alors que je me souviens d'une bidouille que j'avais testé, ne trouvant pas de gaine de câble de gaz d'origine pour remplacer celle -complètement morte- de Ginette. Ma bidouille pouvait bien être une des origines du problème. 
En effet le câble, trop court de quelques millimètres en raison d'un réglage de gaine impossible, laisse les papillons des gaz imperceptiblement ouverts, ce qui accélère et ne permet pas d'agir sur les réglages. J'ai de suite démonté ma bidouille. D'un coup le régime moteur s'est stabilisé quasi de lui même à 1100 tours, parmi les acclamations de la foule en délire.
Pinaise quel pied !
De fait, la dépression étant neutralisée le moteur fonctionne. Il faut donc comprendre que la membrane du robinet est en cause : elle ne laisse pas passer assez de carburant. Pourtant en la testant "à vide" elle semble fonctionnelle. Je comprends mieux maintenant  pourquoi lors des derniers roulages l'attelage ne marchait bien qu'avec le plein. Lorsque le niveau baissait dans le réservoir cela ne carburait plus correctement.
Monter l'autre rampe aurait dû mettre cela en évidence mais je n'avais pas bien cerné le problème. Après examen les membranes à dépression servant à ouvrir les boisseaux s'étaient avérées trop "dures" (pas assez souples) ce que j'avais pris pour le problème principal.
Ginette : son robinet de réservoir de carburant. Un pièce d'antiquité ! ;-) dedans se trouve un bête bout de caoutchouc cause d'une bonne partie de ses soucis.


Il faut donc que je me rende à l'évidence : mes certitudes m'ont mis dedans. Prendre du recul, faire amende honorable et écouter les gens d'expérience, voilà ce que j'aurais dû faire beaucoup plus. Non pas que je n'ai pas écouté, mais je voulais y parvenir par moi même. 
Alors résume un peu avec moi : ce dysfonctionnement qui avait conduit peu à peu Ginette à ne plus pouvoir rouler, entrainant l'opération décrite dans ces colonnes depuis près de deux mois, tout ce bazar pour une histoire de pièces vétustes, à savoir un bête robinet de réservoir, des pipes d'admission poreuses (là je ne m'étais pas trompé) une bidouille de câble de gaz et de l'essence pourrie. 
Je ne trouve même pas de chute pour conclure tout ça. Tu te rends compte? Ça me coupe la chique et invite à l'humilité.
Alors oui les amis, prochain objectif : la Montée Historique du Beaujolais début juin.
Héhé... Gaz !



Ginette, sous perfusion et dépression neutralisée (le tournevis bouche la durite)

 

lundi 6 mai 2019

Le coup du chameau

Les dessous de Ginette ! > la rampe reconditionnée. Oui les raccords et autres colliers ne sont pas chouettes, il faut que je travaille ça.

Objectivement c'était bien parti.
Ginette m'attend tranquille, bien décidée (j'en suis sûr !) à démarrer comme au premier jour.
La rampe de carburateurs fraichement reconstituée doit lui donner le coup de fouet tant attendu.
Dans les épisodes précédents le moteur partait assez facilement, sur trois cylindres et dans un cafouillis plutôt bruyant. De la fumée et quelques flammes s'échappaient du silencieux d'échappement. Pas très satisfaisant mais plein d'espoir.
C'est donc avec une application certaine et une attention surmultipliée que je procède au montage de la "nouvelle" rampe, sans rien omettre et contrôlant chaque étape.
Pour bien contrôler, il faut agir en plissant les yeux et en tirant la langue. Ça marche à tous les coups, je te l'ai déjà expliqué.
En plus et pour ne rien gâcher, j'ai entrepris l'opération en public, histoire de maintenir un bon niveau de motivation et de tension nerveuse, gage de réussite. Enfin bon, devant Christophe et Jean-Yves des chez Colors Design à Villeurbanne, les commentateurs parmi les plus aiguisés qui soient.
Je ne peux que leur rendre grâce, la justesse de leurs propos me permet de travailler la maitrise de soi, l'humour au second, voir troisième degré et la remise en question.
Alors donc, je connecte ce qui dois l'être, je rebranche les durites, m'écorche encore une fois les doigts sur les colliers de manchons d'admission, et prépare le réservoir de carburant. Le booster/chargeur sur secteur tout neuf du garage est relié à la bête.
Instant de vérité.



Contact, starter, booster sur "on" et appui sur le bouton du démarreur.
Celui-ci tourne et entraine l'équipage mobile qui se met à mouliner, la dépression fonctionne et ouvre la membrane d'alimentation en carburant. L'essence arrive, envahit la rampe de carburateurs et puis... rien. Pas de démarrage. Pas même un toussotti. Niet, nada.
Je commence à comprendre pourquoi on parle de carburateurs à dépression. C'est simple: c'est déprimant.
Remue méninges.
Dom est appelé à la rescousse: "Bah ! Y'a qu'a lui faire le coup du chameau". Tu imagines ma bobine: Mais, qu'est-ce que..? "Bah ! tu lui mets un coup de soufflette dans la durite d'arrivée et tu démarres en même temps !"
Dubitatif, je tente. Oui, j'en suis là. Et bien tu sais quoi? ça marche... Où plutôt, ça fonctionne. La moto démarre, mais dès que je stoppe la pression d'air, elle cale. Cela permet de mettre en évidence ce qui ne va pas: l'essence n'arrive pas jusqu'aux cylindres.
Elle préfère fuir partout où c'est possible. Il y a donc quelque chose de bouché, à moins que les niveaux de cuve ne soient pas bons?
Je vois: le "niveau de cuve" ne fait référence pour toi qu'au vocabulaire viticole? 
Ne t'inquiète pas. Ici, le niveau dont je parle est celui du carburant dans la cuve d'un carburateur. Il doit atteindre une certaine quantité pour pouvoir être aspiré par le moteur. Si il n’atteint pas le niveau, ça ne démarre pas. Si il le dépasse, ça déborde, et ça ne démarre pas mieux. Ici, ça ne déborde pas.
Qu'ai-je fait de travers? C'est la question. Puisque rester assis devant ne va vraisemblablement rien changer, je re-démonte. Encore.
Le coup de soufflette n'a pas arrangé les choses: deux des gicleurs de ralenti sont bouchés alors qu'ils étaient propres hier. Je re-nettoie. Il y a donc des cochonneries qui se baladent là-dedans. Démontage complet, nettoyage (encore!) et vérification des fameux niveaux de cuves. C'est assez aléatoire comme vérif, il s'agit d'un contrôle visuel sur les pattes de maintient des flotteurs. Ils sont tous les quatre identiques. Les flotteurs flottent, les pointeaux pointent et le jour tombe. Remontage et repose dans la moto.

Re-contact, re-starter, re-booster sur "on" et re-appui sur le bouton du démarreur.
Re-rien.
Le moteur daigne démarrer seulement quand je lui envoie une bonne giclée de nettoyant freins dans l'admission d'air... Pour couper dès qu'il a tout consommé. Bouh !
Le désespoir m'envahit. Ne me reste plus qu'a remonter l'ancienne rampe pour essayer une nouvelle fois de faire fonctionner Ginette, muette depuis trop longtemps.

J'ai eu beau chercher, je n'ai pas confirmé le fait que pour faite avancer un chameau il faut lui souffler dans le ... enfin la... bref.

La journée est passée en un claquement de doigts, je vais remettre l'opération à plus tard, pour ne pas risquer de faire une bêtise.
Bien entendu, tu seras le (la) premier(e) avisé(e) du redémarrage de Ginette, le side-car familial.