jeudi 19 juillet 2018

Pendant ce temps là, chez Beringer Brakes ...

Beringer Brakes  - Honda CB750 K2 1972


Je ne te présente plus Fred, l'assureur le plus rapide de l'Ouest... Lyonnais.
Nous avons une passion commune et avons pu épuiser ensemble quelques balades et projets autour de notre moyen de transport préféré. On nous a vu nous rendre au Castellet par les petites routes, arpenter la région dans tous les sens, rouler sur circuit ou dernièrement gravir le Mont Brouilly lors de la cinquième Montée Historique du Beaujolais.
Grand amateur de moto s'il en est, Fred a pour lui (outre une moustache frémissante et un sens de l'humour très personnel - hein mon p'tit lutin !) d'exploiter au mieux ses bécanes, c'est à dire de les utiliser conformément à leur cahier des charges. 
Rien de plus normal quoi ! 
D'accord. 
Il y a tout de même dans la modeste collection du sieur Fred une moto que d'aucuns qualifieraient d'intéressante: une Honda CB 750 Four K2 1972, restaurée aux petits oignons du fond des carters à la tête du guidon. Oui tu la connais : j'ai pu ici même te la faire découvrir et c'est elle aussi qui nous a permis de participer à la montée de Brouilly.
Ors donc rien d'inquiétant sauf que notre ami conduit pilote la belle au quotidien, arguant qu'elle est faite pour ça malgré, il est vrai, une relative valeur sur le marché de la collection.
Partant de ce principe, inscrire une moto des années 70 dans le trafic routier Lyonnais moderne n'est pas forcément chose aisée. Bien sûr la Honda a de beaux restes et n'a pas à rougir face à une concurrence plus jeune, légère et puissante. Ses performances sont très actuelles et si son cadre et sa partie cycle accusent le poids des ans (en conception seulement, ici tout est neuf ou à l'avenant) elle étonne par son équilibre et sa maniabilité.
Reste néanmoins qu'une fois lancée la "Four" est une machine relativement lourde, au freinage daté. Qui lui en voudrait ?  Celle de Fred est d'ailleurs équipée d'un double disque avant, option d'époque déjà, pour qui souhaitait donner un peu de puissance et de mordant au simple disque d'origine pincé par un étrier double piston.

Plusieurs solutions existent pour rendre au système son lustre d'antan, mais peu proposent quelque chose à la fois d'esthétiquement présentable et efficace.
Ce serait sans compter sur les établissements Beringer Brakes, de réputation mondiale et sis (quelle chance!) à  Saint Jean d'Ardières, au cœur du Beaujolais. Autant dire à un jet de pépin de raisin de Lyon.
Ce qui ne gâte rien, c'est que cette entreprise se plie en quatre pour permettre à la planète moto de freiner efficacement et avec goût, que l'on pratique la vitesse, l'endurance, le cross, l'enduro, la route, et bien sûr les préparations en tous genres autour du deux roues motorisé.
Dans ce large éventail de matériels se trouve une gamme particulière, la gamme classic. Elle permet d'équiper une moto dite "classique", comprendre: ancienne (années 70) ou "youngtimer" (années 80/90) avec un système de freinage composé de disques, d'étriers et de maitre-cylindres ayant le look du matériel d'origine mais doté des performances d'aujourd'hui.
Au travers de cette gamme, plusieurs choix sont possibles avec plusieurs objectifs pour le client. Par exemple, Fred a choisi d'équiper sa Honda CB 750 K2 du seul maitre-cylindre de frein avant. 
Pourquoi? Essentiellement parce que l'ensemble du système de freinage de la CB est neuf et pourvu de discrètes durites tressées de type aviation. Délicate attention me diras-tu ! Il fallait donc plutôt soigner la "distribution" du liquide de frein dans le réseau. Le maitre-cylindre s'impose donc, pour proposer un ressenti, un dosage et une progressivité inconnus jusqu'alors au guidon d'une telle moto. 
Libre à Fred, plus tard, de faire évoluer l'installation. Car il n'est nul besoin de poser un système complet du premier coup. Bien sûr il y a la question des moyens (la qualité se paye) mais surtout en matière de freinage et en particulier de moto classique, il ne faut pas hésiter à demander conseil à l'équipe Beringer. Elle te permettra de choisir dans la gamme et de hiérarchiser les priorités (la principale étant de parvenir a stopper sa moto avant le panneau "trop tard")
La pose de ce matériel se fait en général chez ton motociste préféré mais, pour l'occasion Simon Piguet, le directeur de l'usine Beringer, a convié Fred pour réaliser l'opération dans l'atelier du site de production. Bien entendu je ne pouvais pas rater ça ! 
C'est donc par une orageuse fin de journée de ce début d'été que nous nous sommes retrouvé à l'usine Beringer. 
Niché dans un replis de terrain à la sortie de Saint Jean d'Ardières, c'est un bâtiment à taille humaine, loin du complexe industriel qu'on imagine quand on en connait pas l'histoire.
Ce soir là il y règne une pénombre tranquille, seulement troublée par le bruit d'un automate de fabrication, une "commande numérique" pour être précis. Celle-ci débitera des pièces durant toute notre séance et plus tard, toute la nuit.
J'aime bien me trouver dans un endroit qui respire le "jus de cervelle", l'innovation, la réflexion, l’ingénierie. Ces penchants de la nature humaine vers la recherche et le développement, encadrés par des lois et des règles que les plus opiniâtres s'évertuent à repousser. Ce sont ceux-là, j'imagine, qui parviennent à proposer des solutions techniques inattendues, portées par une somme de travail immense mêlée d'une louche de chance... Ceux-là qui t'expliquent benoitement que non, ça va, on en a bavé mais maintenant on a compris ! 
Voilà donc le genre d'endroit où l'on se trouve ce soir là, Simon, Fred et moi. Chuintements hydrauliques, bruits de découpes, chargement de l'embarreuse (bling ! clong !) et le bruit de la pluie qui redouble sur le toit au dessus de nos têtes. Nous sommes baignés d'un calme...industrieux.
Et Simon de remplacer le maitre cylindre de la CB750 de Fred. Avec précautions, petits éléments par petits éléments.
Il s'agit du modèle axial avec bocal plastique rond vissé, assorti d'un levier à l'anodisation incolore. Une demi-coquille avec support de rétroviseur complète le tout. La classe ! Cela  s'intègre parfaitement au look de la moto. Bien sûr, l'élément d'origine est pieusement conservé.
Simon m'a permis d'utiliser ses "parapluies photos", pour réaliser mes clichés. Tu verras que cela leur confère une ambiance particulière, assez intime. C'était bien le cas, même si je dois t'avouer que je ne suis pas familier (et ça se voit!) de l'utilisation de ce type de flashs. 

C'est en devisant tranquillement que l'opération "remplacement du maitre-cylindre" a été menée de main de... maître. 

La pose, la purge et la mise en service de cette superbe pièce taillée dans la masse par la machine située juste derrière n'est pas sans rappeler le commerce de type "circuit court" en vogue en ce moment. 
D'ailleurs, si on peut parler ici de vente directe, il faut bien noter que Fred a choisi un produit du terroir pour équiper sa belle... Et ça c'est beau !

Remercie avec moi les établissement Beringer pour leur accueil, Fred pour m'avoir permis de m'incruster et la Météo, pour nous avoir permis de rouler entre les gouttes.

Beringer Brakes 
309, rue le Sou 69220 Saint Jean D'ardières
​​France



 
Beringer Brakes - le MC d'origine de la CB (Il s'agit d'ailleurs probablement de celui d'un CX, utilisé déjà l'époque pour "optimiser" le système)





 
Beringer Brakes - Simon Piguet, le Directeur, à la manœuvre







 
Beringer Brakes - le nouveau et l'ancien maitre-cylindre







 
Beringer Brakes - le bras droit du guidon prêt à recevoir le nouveau MC






 
Beringer Brakes - pose du MC








 
Beringer Brakes - MC posé, fixé à l'aide de la demi-coquille support rétroviseur






 
Beringer Brakes - MC posé, fixé à l'aide de la demi-coquille support rétroviseur







 
Beringer Brakes - remplissage du bocal







 
Beringer Brakes - remplissage du MC, purge du circuit: évacuation des bulles d'air






 
Beringer Brakes - des bulles d'air s'échappent








Beringer Brakes - remplissage du MC, purge du circuit: évacuation des bulles d'air. Opération parfois longue, il vaut mieux prendre une position confortable ! ;-)




Beringer Brakes - purge du circuit : une action sur le levier permet d'accélérer l'évacuation de bulles d'air. Le liquide poussé lors de cette opération est dirigé dans le bocal au moyen d'un tuyau transparent qui permet de voir passer les bulles d'air.





 
Beringer Brakes - fermeture du bocal








 
Beringer Brakes - bocal fermé !








 
Beringer Brakes - Simon Piguet prend la pose, le MC est opérationnel, il reste maintenant à régler la position du levier et a fixer le rétroviseur







 
Beringer Brakes - Fred s'installe aux commandes : réglage de la position du levier







Beringer Brakes - Fred s'installe aux commandes : réglage de la position du levier





 
Beringer Brakes - levier fixé, remontage du rétroviseur







 
Beringer Brakes - C'est fait ! Voilà un maitre-cylindre "classic" posé et opérationnel !






vendredi 13 juillet 2018

7ème Montée Historique de Bettant - Episode 3

Nous y voilà !
Je continue de trier mes photos, j'ai de quoi tenir un siège. J'en distillerai ça et là au long de l'année. On se souviendra de la chaleur, du beau temps, de l'accueil, du paysage, des belles brêles et du régal dans la montée avec une seule envie : y revenir !

Troisième et dernier épisode consacré à "Bettant 2018".
Des détails, des portraits et quelques gros plans. 
Quelle bonne journée ce fut là !

Florilège et morceau choisis... je te l'ai déjà dit ? Profite ! ;-) 



Bettant 2018 - Cédric Mulheim, à gauche, s’entretient avec Rémi, le directeur de course





 
Bettant 2018 - Le campement des Laverdistes






 
Bettant 2018 - enfilade de Laverda (je t'ai dit que j'aime les Laverda?)






 
Bettant 2018 - une rare Laverda 250 Chott (circa 1975)






 
Bettant 2018 - l'autographe de Piero Antonio Laverda sur le dosseret de cette 750 SF (super freni ;-) )







 
Bettant 2018 - Pierre-Alain Murisier






 
Bettant 2018 - Guy Letant







 
Bettant 2018 - Pierre Tournier







 
Bettant 2018 - Marlyse Sciboz, prête à tourner la poignée !







 
Bettant 2018 - Balto porte des chaussures de ski  bottes d'enduro ?!







 
Bettant 2018 - Lucas Blumenthal







 
Bettant 2018 - un "bonobo" concentré: Alain Scheurer







 
Bettant 2018 - electric start !







 
Bettant 2018 - Régis Didier







 
Bettant 2018 - Patrick Solier porte haut les couleurs du Leyment Ô Cycles







 
Bettant 2018 - Dominique Ducret pousse son Honda 900 Bol d'Or de 1979 (sc01) histoire de ne pas en rajouter avec la chaleur ambiante...







 
Bettant 2018 - Illustre inconnu, j'adore ton casque ! (et ta Yamaha XS ;-) )







 
Bettant 2018 - Hervé Guérin, son mécano, sa Honda 350 RSC Replica, son ombrelle. Superbe ! ;-)







 
Bettant 2018 - tu savais que Mamoru Moriwaki est le gendre de "Pop" Yoshimura ? Héhé... tu as bien fait de lire la légende ! Comme beau-papa n'a pas voulu lui confier les rênes de la société, Mamoru a monté la sienne en 1973. Et paf ! Du coup, ils sont concurrents. Les repas de famille devaient être croquignolets chez Yosh...






 
Bettant 2018 - Géraldine Leuenberger






 
Bettant 2018 - Laurent Roth Kawasaki 550 GPZ 'Moriwaki Replica"






 
Bettant 2018 - Jean-Paul Baud, Ducati 900 MHR 1981







 
Bettant 2018 - détail BMW ;-)







 
Bettant 2018 - Détails d'une réplique de 250 Yamaha RD05A 1968 (moteur V4)







 
Bettant 2018 - Détail (croustillant) de la Norton Inter 30 attelée de Christian







 
Bettant 2018 - Dominique Heques, Suzuki 1000 GS 1980







 
Bettant 2018 - le "fermeur", sur une Honda F6C







 
Bettant 2018 - Romain Fouchier sur son "rat's" Honda 500 CB







 
Bettant 2018 - Daniel David, Honda CB 350 1971






 
Bettant 2018 - Christian (sur la moto) stabilise son Aermacchi/Harley-Davidson sur les rouleaux avec l'aide de Fred






 
Bettant 2018 - Yann Grégoire fait patiner son cafra BMW K100 à chaque départ !







 
Bettant 2018 - Charly Rieille et Caroline Legros, Lambert/BMW 1000 1971







 
Bettant 2018 - Kiki ? c'est toi là bas dans le noir ? :-)







 
Bettant 2018 - un jeune singe à la manoeuvre ;-)







 
Bettant 2018 - Bruno Di Carlo patiente sur son MDC-Kreidler 50 de Grand-Prix (1976)







 
Bettant 2018 - Tom Ponthus :la valeur n'attend pas le nombre des années ;-)






 
Bettant 2018 - On est pas bien là?