jeudi 21 février 2019

lundi 18 février 2019

Des fois ça marche, des fois ça marche pas.



Sandy me l'a bien dit : "mais si, tu peux en parler de tes galères de bricolo, peut-être que ça va intéresser quelqu'un".
Oui bon.
Faut voir.
C'est que je me suis lancé dans un chantier pas piqué des hannetons (pour être poli).
La remise à niveau de différents organes vitaux appartenant à Ginette, le side-car familial.
Il s'agit de lui redonner un peu du lustre d'antan, à ce bon vieux Yamaha 900 XJ 31A de 1984 !
Il y a déjà quelques temps que je projette ces travaux;
Au menu : remplacement des pipes d'admission par des neuves, remplacement du câble de gaz, remplacement du faisceau électrique par un modèle d'époque mais en très bon état, réfection du faisceau du panier.
Jusque-là pas de problème. Les idées, tant qu'elles sont en l'air, on ne risque rien. Quand elles retombent, c'est une autre histoire.
Profitant de jours de repos bienvenus je me suis lancé avec en point de mire (modeste), le retour de Ginette sur la route en règle (clignos et tout) et sur les routes fermées des prochaines montées historiques de la région (moins modeste, pour le coup).
Plein d'élan je suis parvenu à remplacer ces fichues pipes d'admission. J'ai dû déposer les manchons du même nom, sortir la rampe de carburateurs et procéder au remplacement proprement dit. Pas du luxe: le caoutchouc âgé de 35 ans, dur comme du bois, s'est effrité par endroit. Bien entendu la repose de la rampe, des manchons et de la boite à air n'a pas du tout été une formalité. Mais alors, pas du tout.
Pourtant j'ai pris la précaution de travailler au chaud, hébergé pour l'occasion dans l'excellent garage de carrosserie Colors Design à Villeurbanne. L'avantage pour moi de bénéficier des conseils avisés de Christophe et Jean-Yves. Ils cumulent à eux deux près de 50 ans d'expérience ! 
Seulement voilà, si leurs conseils sont plus que précieux, ils sont assortis d'un humour particulièrement bien rôdé par des années de complicité. Ah il faut avoir les nerfs solides ! Compliquée au début, je dois reconnaitre que cette situation me permet bien souvent de rester concentré et de ne pas laisser libre court à la colère... Ces pointes tombent souvent à pic et mettent mes erreurs en évidence. Merci les gars !
Après m'être arraché les cheveux sur "l'opération pipes" (pas d'amalgame!), j'ai entrepris de couper en quatre ceux qui restaient.
Le remplacement du faisceau électrique complet n'est pas compliqué, pour peu que tu aies bien dormi et bien mangé. 
Passages de câbles, prises et contacts alignés puis connectés et hop ! Il va sans dire que pour le faire correctement il faut se coincer un peu les doigts, tirer la langue, fermer un œil, glisser sa main dans des interstices en espérant qu'elle pourra ressortir.
Mais baste ! Quel plaisir de voir s'illuminer le tableau de bord ! Au passage j'ai remplacé les deux commodos par des modèles d'époque mais en bel état. Tout est réuni pour que Ginette retrouve des couleurs, de la lumière et un fonctionnement normal.
Tout émoustillé j'en oublie le pourquoi des opérations que je te décris ici : un dysfonctionnement fugitif mais récurrent de la belle lors de mes dernières virées. Le moteur se mettait parfois à tourner de travers, perdant un ou deux cylindres régulièrement pour repartir correctement, sans que j'en comprenne l'origine.
C'est là que j'atterris. "Décontrasté", à la Garcimore. Tu ne vois pas ? Aïe ! Je vieillis...
Contact ! Moteur ! Ça... tourne de travers. Encore.
Tout ça pour ça? Non, je ne peux m'y résoudre. Elle est bien amenée celle-là non? Car vois-tu en terme de résolutions, il va falloir en prendre. 
Comme il me reste des cheveux, je les recoupe. Comme il me reste encore un peu de patience je laisse venir les vannes des compères carrossiers. 
Et je réfléchis. Mes compétences sont sérieusement mises à mal, je suis au bout. 
Tabouret, revue technique, pique-fil. Voilà les outils qui seront les miens pendant près d'une demi-journée (je te fais grâce des lunettes au bout du nez.)


Je remue les spaghettis multicolores qui sortent de la gaine principale en ne sachant plus quoi faire. Christophe a pitié et m'aide à repartir de zéro dans ma recherche. Le moteur démarre sur un cylindre ! Oui, il en manque trois.
Auscultation poussée, faisceau pointé, les masses trouvées, le boitier CDI testé (j'en ai d'autres) on ne trouve pas.
Il faudra passer "le coup de fil à un ami" pour voir débarquer Dom, goguenard sur son scoot.
Mécano moto chevronné en RTT, il mettra quelques minutes à démêler nos explications confuses, teintées de dépit d'un côté et d'un humour douteux de l'autre (devine !).
Les sourcils en accent circonflexes Dom parvient cependant à un diagnostic après avoir écarté un problème de bobines : il semblerait qu'un des deux capteurs d'allumage situé en bout de vilebrequin soit en cause. Le conditionnel s'impose cependant, vu le chantier entamé. L'âge de la brêle plaide toutefois pour une panne comme celle-ci.
L'avenir me le dira bientôt, des capteurs fonctionnels vont lui être implantés dès que possible.

Les nouvelles aventures de Ginette sont finalement une histoire à épisodes...

A suivre ! ;-)




jeudi 14 février 2019

Van Veen

Kreidler Van Veen... dans son jus ! circa 1977. 50cm3, 160kmh !


Archives maison, Coupes Moto Légende 2016

vendredi 8 février 2019

AGZ 1000 ;-)

Kawasaki Z1000J by AGZ


Ah !
Déjà quelques temps que l'on a pas vu un gros Kawa dans ces colonnes.
De passage chez Apro Racer, à Irigny une bourgade périphérique de l'agglomération Lyonnaise, je suis tombé presque par hasard (tu parles!) sur les derniers réglages d'une moto en passe de reprendre la route.
En fait de route, ce serait plutôt la piste. Et même des plus prestigieuses, à en juger par les stickers de vérifs techniques du circuit de Spa-Francorchamps notamment. 

Au moment où je me glisse dans l'atelier, il règne une atmosphère chargée de gaz d'échappements, d'odeurs caractéristiques de mécanique en chauffe et de concentration appuyée. Monsieur Seb d'un côté, Monsieur Z de l'autre, une Kawasaki Z1000J du début des années 80 attend sur le pont que l'on synchronise ses carburateurs.
Elle n'est pas encore présentable, dépouillée de son réservoir, de son sabot moteur et de sa selle. La rampe est sous perfusion, reliée à une nourrice de carburant, tandis que les prises de dépression son câblées à un synchroniseur numérique.

Kawasaki Z1000J by AGZ

Les deux compères s'affairent, concentrés mais souriants. Ils savent que ces derniers réglages vont produire le résultat attendu: une machine puissante et exploitable avec un regain d'énergie dans "le haut du compte-tours". Le "coup de pied au cul", selon l'expression consacrée. 
La bête sort de convalescence. Elle a subi une ouverture complète de son moteur pour un contrôle de l'équipage mobile et le remplacement de tous ses joints. Un nettoyage en règle de l'ensemble et dans le détail a bien entendu été incontournable. 
Voilà le tout remonté, réglé aux petits oignons et apte à l'attaque.
Le gros bloc air/huile s'ébroue une nouvelle fois.
Quel bruit ! Caractéristique de cette mécanique, il est inoubliable. Le quatre cylindres souffle dans une ligne "maison" dimensionnée pour permettre un parfait fonctionnement, terminée par un silencieux équipé d'un DB Killer sur mesure. Il permet de profiter de la mélodie sans pour autant être assourdi. Trop bon ! Les coups de gaz me filent la chair de poule. 
Retour au calme. Monsieur Z affiche un sourire satisfait. Monsieur Seb entreprend de remonter l'accastillage. L'essai routier est compromis, la moto est habillée pour le circuit. L'immense parking va néanmoins pouvoir servir à un roulage restreint. 
Monsieur Seb s'y colle, avec plaisir !  Le gros Z patine sur le gras mouillé de février. Quelques coups de raquette plus tard c'est à son tour d'afficher un sourire satisfait : tout fonctionne ! 

Tu as raison. 
Arrivé à ce point de mon petit billet, quelque-chose sonne comme une évidence. 
Un Z1000J préparé de la sorte, avec une partie cycle soignée (fourche modifiée dotée d'étriers de frein Brembo Or avec plaque de déport, des amortisseurs sur mesure EMC) un moteur qui souffle fort équipé d'un radiateur d'huile additionnel, d'un faisceau électrique "racing" avec boitier d'allumage paramétrable, un sabot récupérateur. Une tête de fourche abritant un tableau de bord minimaliste en aluminium achève d'encadrer le poste de pilotage doté d'un guidon LSL, terminé à droite par un tirage rapide en alu... Aucun doute: cette préparation est signée AGZ !


Kawasaki Z1000J by AGZ, c'est marqué dessus !


Gage d'un plaisir mécanique sans cesse renouvelé et d'une fiabilité éprouvée, les prépas AGZ représentent le "must have" de l'amateur de gros Z à l'ancienne. Rares, elles se méritent !
Il n'y a guère que chez Apro Racer que tu pourras en admirer plusieurs en même temps.
Les détailler est toujours instructif et passionnant. Je ne m'en lasse pas !

Apro-Racer, 16 Rue de la Mouche, 69540 Irigny - 04 78 81 94 82



Kawasaki Z1000J by AGZ





 
Monsieur Z -Apro Racer- dans ses œuvres ;-)






 
Monsieur Z -Apro Racer- tout en finesse !






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ






 
Kawasaki Z1000J by AGZ - Monsieur Seb se lance !






jeudi 31 janvier 2019

Super Freni #2

Laverda 750 SF (Super Freni)

L'hiver étire ses doigts glacés.
Mamy ZRX est au repos, Mamy Transalp hiverne, Ginette (le side-car familial) est en cale sèche.
Mamy Varadero est parée d'un tablier et de manchons que la bienséance ne me permet pas d'exposer ici. Elle roule tous les jours, et moi avec.
On ne dira jamais assez que l'aisance estivale, le coup de guidon ensoleillé, se travaille durant les courtes journées d'hiver. Adhérence précaire, visibilité réduite et frissons lombaires sont la garantie d'un plaisir décuplé lors de la belle saison.
En attendant, je fouille les tréfonds de mes disques durs. J'y trouve des photos de motos et des rayons de soleil. Quelques pépites aussi.
Celle-ci en particulier ne manquera pas de te flatter la rétine pour peu que les motos Laverda te parlent. C'est en prenant le temps de flâner sur les paddocks improvisés des démos en côtes que les Laverda se révèlent, souvent dans un jus impeccable. Parfois patinées par les ans et les kilomètres.
Toujours charmantes.
Le détail qui tue sur cette Laverda 750 SF : elle est signée des frères Laverda. Piero sur le cul de selle. Massimo sur le réservoir.
Et alors ? me diras-tu.
Ah ! Cela résonne comme un hommage. Si Piero est toujours le pilier du Laverda Corse , Massimo disparaissait en 2005. http://laverda-passion.blogspot.com/2010/10/hommage-massimo-laverda.html
Reste aujourd'hui une forte émotion mécanique transalpine que de nombreux amateurs partagent dès que possible sur route ou piste, en collectionnant mais aussi et, surtout, en roulant.
Quel plaisir !

Laverda 750 SF (Super Freni)




Laverda 750 SF (Super Freni)

dimanche 20 janvier 2019