jeudi 4 juillet 2013

Bike test, un ptit tour en Kawasaki W800

Ah mais quel plaisir !

J'aime bien commencer par: "ah mais quel plaisir !" .
C'est vrai, ce petit viron en Kawasaki 800 W fut des plus rafraichissants et assurément une sacrée bonne surprise.


En haut de le petite route qui mène au Mont Verdun. Virolos à souhait et paysage sympa !


Comme toujours, je te fait grâce de la fiche technique que tu connais déjà. Si ce n'est pas le cas, tu trouveras trèèès facilement sur la Toile. Je n'en rajouterai pas, tout a déjà été dit puisque la W800 est sortie en 2011 (déjà !) Je te livre donc ici comme d'hab' mes impressions de motard au quotidien.
De plus, le modèle que tu découvres ici est celui que tu as pu admirer sur le stand Kawasaki lors des dernières Coupes Moto Légende et qui sert de fer de lance à la concession Kawa Lyon, pour illustrer le côté personnalisable à volonté du modèle.

C'est une moto vintage/moderne, jouant la carte très tendance du look à l'ancienne avec cœur moderne et fiable.

Donc, outre la fiche technique de base, celle-ci arbore une peinture perso, des échappements adaptables au bruit délicieux ornés de bandes thermiques de couleur bronze du meilleur effet.
Le guidon est à cintre plat, plus bas qu'à l'origine, et les discrets clignotants proviennent de la gamme d'un célèbre accessoiriste. La selle a été travaillée par un sellier Lyonnais et préservera ton fessier pourvu que tu ne dépasses pas le quintal (hum!)


Collecteur gainé de bande thermique : un cocktail toujours efficace en pratique comme en esthétique.



Peinture perso bien tendance

Bon, c'est bien joli tout ça, mais si on roule ?

Comme tu l'as compris, la position de conduite est légèrement modifiée sur ce modèle.

Baste ! 
Cela ne change pas grand chose. Assis bien droit, les pieds dans l'axe du buste, les coudes le long du corps, la position est naturelle.
Le côté vintage est bien présent, l'impression de moto ancienne est volontairement mise en avant à travers le chrome des caches sur le moteur, les gardes boue, les échappements comme les soufflets de fourche.
Mais tu ne t'y tromperas point: en mettant le contact l'initialisation du système d'injection, bien audible, et son témoin EFI bien visible, te ramènent dans notre siècle.
Une pichenette sur le bouton du démarreur active le twin dans un bruit que ne renierai pas une Anglaise des sixties, quoiqu'en plus feutré.

Pimpante, non ?!

Go !
Première, et départ sur le filet de gaz.
Brââât ! ou PotatoPotato ! .... hum, entre les deux, mais l'on se surprend à monter et descendre les rapports juste pour profiter du bruit de l'échappement, de ses claquements secs à l’accélération et de ses pétouillis au rétrogradage. La boite de vitesses, au verrouillage précis, est agréable et bien étagée.

La machine à bananes est en route !

Tu te trouves obligé de rouler avec le sourire, décontrasté, l’œil enfin sur le paysage et la route et non plus sur le compteur de vitesse...
Non pas que la W800 ne soit pas capable d'un bonne pointe (certains l'on poussée à des vitesses inavouables en ces temps d'inquisition) elle est d'ailleurs apte à tenir un rythme soutenu avec un pilote doté d'un peu de bouteille.

Mais elle n'est pas faite pour ça.

La relance est super agréable, la W tracte avec bonheur et sans faiblir, peu importe la terrain.
La balade enroulée, sur le couple, est son domaine. 

Le cadre en double berceau suspendu par un combiné arrière souple assorti à une fourche plutôt molle offre des sensations "à l'ancienne" et gomme les imperfections de la route avec une efficacité relative mais suffisante. 
Ce cadre est posé sur une roue de 19" à l'avant et 18" à l'arrière, qui procurent une maniabilité déconcertante avec un ensemble très réactifs aux appuis repose-pieds/guidon. 
Et la garde au sol semblant limite au premier abord, du fait des larges repose-pieds, est en réalité bien suffisante.

Le freinage quant-à lui souffre d'un cruel manque de mordant à l'avant, pouvant donner quelques chaleurs. Des plaquettes plus tendres assorties d'une durite aviation devraient régler cela.
Le frein arrière est un poil sec mais bien dimensionné. Il est rassurant.

La balade s'impose et les kilomètres s'empilent avec un plaisir non dissimulé. J'ai retrouvé subrepticement la joie que j'avais en début de permis de sortir la brêle au moindre prétexte.
La conso est celle d'un moineau anémique (4,5l mesurés) pourvu que tu ne "tapes pas dedans". 
Bien sûr le twin peu devenir gourmand si tu l'astiques ! c'est un 800 (773cm3 exactement), ne l'oublie pas.


Trois quarts arrière. Simple, on t'a dit. Mais beau. Et comme le beau est efficace ... ou l'inverse ? Bref !

Attention, il ne faut pas chercher dans la W800 des prétentions qui ne sont pas les siennes: la courte description que je viens de te faire est une liste non exhaustive de qualités recherchées aujourd'hui mais qui ont put être les défauts d'hier ...

Voilà une bécane à vivre au quotidien, simple, efficace et qui peut offrir un look gratifiant moyennant plusieurs niveaux de personnalisation.

Et n'est-ce pas là ce qui compte aujourd'hui?

Voilà en effet un bon moyen de préserver son permis de conduire tout en roulant sur une grosse cylindrée, digne héritière de son ainée 650 qui emmena jadis des tas de travailleurs au boulot. 

Ces mêmes équipages filaient ensuite sur les petites routes le week-end...

Ah mais quel plaisir !




EDIT >> Monsieur Z te fais savoir que cette moto est à vendre, 8700 euros. 
Si tu viens de ma part  >"Legalipometre.blogspot.com", le prix tombe à 8300 euros !

Qu'attends tu ?!  

> KAWASAKI LYON - ROUSSILLON MOTO 60, chemin de la Bruyere 69570 - DARDILLY Tél.: 04 78 66 47 47 -




EDIT >> TROP TARD ! ELLE EST VENDUE !  il te reste à féliciter son heureux propriétaire lorsque tu le croiseras...  ;-)

2 commentaires:

  1. Salam' du Maroc où la W800 me ravit également ;-)

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  2. Yess ! excellente nouvelle ! Bonne route ;-)

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